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Étranger

Aide à la mobilité internationale : cumuler les bourses 2026

Partir étudier à l’étranger, ça se rêve en photos de campus et ça se heurte vite à une question moins glamour : qui paie ? Bonne nouvelle, tu n’es pas seul face à l’addition. Entre l’État, l’Europe et ta région, il existe tout un empilement d’aides à la mobilité, et la plupart se cumulent. On fait le tour, du plus gros coup de pouce au détail que les boursiers oublient, dans le prolongement de notre guide pour étudier à l’étranger.

Quelle aide pour financer un départ à l’étranger ?

La colonne vertébrale du financement, c’est l’aide à la mobilité internationale, l’AMI : 400 € par mois versés par ton établissement, réservés aux boursiers. Autour, tu ajoutes la bourse Erasmus+ pour l’Europe, une éventuelle aide de ta région, et ta bourse du Crous qui continue de tomber.

Aucune de ces aides ne se déclenche toute seule. Chacune a son guichet, son formulaire et son calendrier. L’idée, c’est de les traiter comme un budget : tu poses ce que tu touches déjà, ce que tu peux demander en plus, et le reste à financer. Le plus souvent, cette part est plus petite que tu ne le crains.

L’AMI, l’aide mobilité internationale à 400 euros : qui y a droit ?

L’AMI, c’est 400 € par mois, mais elle a une porte d’entrée stricte : il faut déjà être boursier sur critères sociaux ou toucher une allocation annuelle. Le séjour aidé dure de 1 à 10 mois consécutifs, et tu ne peux pas cumuler plus de 10 mois d’AMI sur l’ensemble de tes études, précise service-public.gouv.fr pour 2026-2027.

Autre condition : ta formation ou ton stage à l’étranger doit s’intégrer à ton cursus. Pas question de partir en année sabbatique et de réclamer l’aide au retour. La demande ne se fait pas en ligne sur un portail national : tu déposes un dossier au service des relations internationales de ta fac, avec ton projet d’études ou de stage. C’est l’établissement qui répartit une enveloppe entre les candidats, donc dépose tôt, avant que le budget de l’année ne soit épuisé.

Si tu n’es pas boursier, l’AMI te passe sous le nez. C’est le premier tri à faire, parce qu’il conditionne aussi le reste du financement.

Bourse Erasmus+ : quel montant par mois ?

La bourse Erasmus+ dépend du coût de la vie du pays d’accueil. Compte entre 292 et 606 € par mois pour un pays cher du groupe 1, comme l’Irlande, le Danemark ou les Pays-Bas, et de 225 à 550 € pour l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, d’après l’Agence Erasmus+ France en 2026. Un stage ajoute 150 € par mois.

Deux compléments passent souvent inaperçus. Si tu pars en stage, ces 150 € mensuels s’empilent sur la bourse d’études. Et si tu relèves des critères d’inclusion, un handicap reconnu par exemple, tu peux toucher jusqu’à 250 € de plus par mois. Ces montants ne sont pas automatiques : c’est ton bureau Erasmus qui les active sur ton dossier, à toi de poser la question. Et si tu envisages une césure à l’étranger, certaines aides de mobilité restent accessibles selon ton statut d’inscription.

Un point à garder en tête : cette bourse finance ta vie sur place, jamais ton assurance. Le programme te demande d’être couvert sans te fournir le moindre contrat, comme on le détaille dans notre page sur ce que le programme Erasmus+ exige côté couverture.

Les aides régionales de mobilité valent-elles le coup ?

Presque toutes les régions financent la mobilité de leurs étudiants, avec des montants qui changent d’une frontière administrative à l’autre. En Occitanie, le dispositif Mouv’Occitanie verse 75 € par semaine à un boursier parti en études ou en stage, à partir de quatre semaines sur place. En Auvergne-Rhône-Alpes, la bourse régionale monte à 95 € par semaine, pour une mobilité de 4 à 26 semaines, avec en plus un forfait de 80 à 530 € selon ton échelon de bourse.

Fais le calcul en mensualités pour comparer avec l’AMI : 95 € par semaine, ça revient autour de 410 € par mois. Sur un semestre, l’aide régionale pèse parfois aussi lourd que l’aide de l’État. Les non-boursiers ne sont pas oubliés partout : en Occitanie, ils peuvent viser un chèque forfaitaire de 600 € pour une mobilité d’au moins six semaines.

Le réflexe qui évite la déconvenue : lire le règlement de ta région avant de tabler dessus. Certaines coupent une partie de leur aide si tu touches déjà l’AMI ou une bourse Erasmus+, d’autres non. Ton bureau des relations internationales connaît les règles locales, et c’est aussi lui qui monte le dossier régional.

Gardes-tu ta bourse du Crous pendant ta mobilité ?

Oui, et c’est le point que la moitié des boursiers ignore : ta bourse sur critères sociaux n’est pas suspendue quand tu pars. Elle continue de tomber tant que ta mobilité fait partie de ton cursus, que tu restes inscrit à temps plein et que tu assistes aux cours sur place.

La condition tient en un mot : l’assiduité. Le responsable de ton établissement d’origine doit contrôler que tu suis bien le programme prévu, sur place comme en France. Rate les cours, et l’aide peut s’arrêter net. Autre nuance, la couverture géographique : la bourse se conserve pour une mobilité dans un pays membre du Conseil de l’Europe, où l’inscription mène à un diplôme reconnu. Pour un semestre à Madrid ou à Milan, tu es tranquille.

Si tu n’as pas encore fait le point sur tes droits de boursier, ni sur la couverture santé gratuite qui les accompagne, notre page sur la mutuelle de l’étudiant boursier déroule tout ça avant le départ.

Peux-tu cumuler toutes ces aides ? L’exemple d’un boursier échelon 5

Oui, les aides d’État se cumulent : tu gardes ta bourse du Crous, tu touches Erasmus+ et tu ajoutes l’AMI par-dessus. Service-public.gouv.fr le pose noir sur blanc. Voici ce que ça donne pour une boursière échelon 5 partie un semestre à Barcelone, en Espagne.

Aide mobiliséeMontant mensuelCondition
Bourse sur critères sociaux, échelon 5521 €Maintenue, inscription et assiduité
Bourse Erasmus+, Espagne (groupe 2)225 à 550 €Montant fixé par l’établissement
Aide à la mobilité internationale400 €Boursière, séjour dans le cursus
Total des aides d’État1 146 à 1 471 € par moisCumul confirmé

Ces 521 € correspondent à l’échelon 5 sur 2026-2027, soit 5 212 € versés sur dix mois. Cumulés à Erasmus+ et à l’AMI, ils placent la barre entre 1 146 et 1 471 € par mois rien qu’avec l’État. Et sa région n’a pas encore parlé : avec Mouv’Occitanie, 75 € par semaine, soit environ 325 € de plus par mois, notre étudiante franchit les 1 500 €. Le seul vrai plafond, c’est celui de l’AMI, dix mois maximum sur tout un cursus.

Deux garde-fous, quand même. Le montant Erasmus+ exact dépend de ta fac, qui pioche dans la fourchette. Et le cumul avec l’aide régionale reste soumis au règlement de ta région. Le total, lui, se pose toujours de la même façon : ligne par ligne.

Et l’assurance dans le budget du départ ?

Voilà la ligne que personne ne budgète : l’assurance santé. Toutes ces aides financent ton loyer et tes cours, aucune ne coche la case couverture médicale. Or, selon la destination, c’est le poste qui peut te coûter le plus cher si tu pars sans rien.

Commence par le réflexe gratuit. Pour l’Europe, demande ta carte européenne d’assurance maladie sur ton compte ameli avant de sortir la moindre carte bleue. Elle te donne accès au système public local, mais laisse deux trous connus : le secteur privé et le rapatriement.

Pour ces trous, une assurance voyage étudiante tourne autour de 25 à 30 € par mois, moins que trois menus kebab. Ce n’est pas rien sur un semestre, mais ça se prévoit : compare les formules dans notre comparatif des assurances pour étudier à l’étranger et intègre ce montant dès ton plan de financement, pas la veille du vol.

Résumé sans détour : empile l’AMI, Erasmus+ et ta bourse du Crous, va gratter l’aide de ta région, et réserve une petite enveloppe pour ta couverture santé. Le financement d’un départ, ce n’est pas une grosse aide qui tombe du ciel, c’est un assemblage. Prends une heure pour le monter proprement, et tu partiras l’esprit tranquille, le portefeuille aussi.

Questions fréquentes

L'aide à la mobilité internationale, c'est combien et pour qui ?

L'AMI vaut 400 € par mois pour l'année 2026-2027, uniquement si tu es déjà boursier sur critères sociaux. Le séjour aidé dure de 1 à 10 mois consécutifs, avec un plafond de 10 mois sur tout ton cursus. La demande passe par le service des relations internationales de ton établissement.

Quel est le montant de la bourse Erasmus+ ?

Entre 292 et 606 € par mois pour un pays cher du groupe 1, comme l'Irlande ou le Danemark, et de 225 à 550 € pour l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, d'après l'Agence Erasmus+ France en 2026. Un stage ajoute 150 € par mois, un profil éligible à l'inclusion jusqu'à 250 €.

Peut-on cumuler l'AMI, Erasmus+ et la bourse du Crous ?

Oui. Service-public.gouv.fr le confirme : tu conserves ta bourse sur critères sociaux et ta bourse Erasmus+, et l'AMI s'ajoute par-dessus. Un boursier échelon 5 en Erasmus atteint ainsi plus de 1 100 € par mois d'aides d'État. Ta région peut encore compléter, selon son règlement.

Garde-t-on sa bourse du Crous en partant étudier à l'étranger ?

Oui, tant que ta mobilité fait partie de ton cursus, dans un pays du Conseil de l'Europe, avec une inscription à temps plein et une présence contrôlée par ton établissement. Ta bourse sur critères sociaux n'est pas suspendue : elle continue d'être versée pendant tout le séjour.

Existe-t-il des aides régionales pour partir à l'étranger ?

Presque toutes les régions financent la mobilité de leurs étudiants. En Occitanie, Mouv'Occitanie verse 75 € par semaine ; en Auvergne-Rhône-Alpes, la bourse régionale monte à 95 € par semaine, plus un forfait selon ton échelon. Les montants et le cumul avec l'AMI dépendent du règlement de ta région.

Sources

  1. Service-public.gouv.fr, aide à la mobilité internationale d'un étudiant
  2. Étudiant.gouv.fr, bourses Erasmus+ et aide à la mobilité internationale (AMI)
  3. Agence Erasmus+ France, montant de la bourse de mobilité
  4. Étudiant.gouv.fr, montants de la bourse sur critères sociaux 2026-2027
  5. Région Occitanie, aides Mouv'Occitanie à la mobilité internationale
  6. Région Auvergne-Rhône-Alpes, bourse région mobilité internationale étudiants

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