J-38 dernière ligne droite de la rentrée : attestation et assurance en 5 minutes

Étranger

Erasmus Autriche : CEAM, e-card et ÖGK, le guide 2026

  • 0 € consultation chez un médecin conventionné avec la CEAM Source : Cleiss, 2026
  • 78,84 € auto-assurance étudiante ÖGK par mois Source : ÖGK, 2026
  • 3 jours délai pour déclarer ton domicile (Meldezettel) Source : oesterreich.gv.at, 2026
  • 80 % remboursement d'un Wahlarzt sur le tarif conventionné Source : Cleiss, 2026

Ton semestre Erasmus à Vienne est validé, ton coloc t’a dégoté une chambre à Ottakring, et une question te trotte dans la tête : est-ce que ta carte de Sécu marche là-bas, ou faut-il payer une assurance en plus ? Bonne nouvelle, l’Autriche est en zone euro et dans l’Union : aucune conversion à faire, et ta carte européenne fait le gros du travail. Restent deux ou trois réflexes locaux que personne ne t’explique. On déroule, en marge du guide pour étudier à l’étranger.

Ta carte européenne suffit-elle pour te soigner en Autriche ?

Oui, pour l’essentiel. Ta carte européenne d’assurance maladie t’ouvre les soins du régime public autrichien aux mêmes conditions qu’un assuré local. Tu la présentes chez un médecin conventionné, un Kassenarzt, et tu ne paies rien : la caisse le règle directement, confirme le Cleiss.

Pas besoin de demander une e-card autrichienne, la carte à puce des assurés locaux. Elle sert à ceux qui cotisent sur place. Toi, tu restes couvert par la France, et ta carte européenne d’assurance maladie fait le reste. Une limite quand même : la carte couvre les soins qui ne peuvent pas attendre ton retour, pas un bilan de confort ni une visite de contrôle programmée, précise l’OeAD, l’agence autrichienne des étudiants internationaux. Et vérifie la date d’expiration au dos de ta carte : les autorités autrichiennes la réclament, une carte avec de simples étoiles ne passe pas.

Le Meldezettel, pourquoi le régler dans les 3 jours ?

Avant même de penser au médecin, il y a un papier à faire. En Autriche, tu dois déclarer ton adresse à la mairie (le Meldeamt) dans les 3 jours qui suivent ton emménagement : c’est le Meldezettel, ou Anmeldung. Le principe est fixé par oesterreich.gv.at, le portail administratif national.

Ce n’est pas une formalité pour rien. Sans Meldezettel, tu n’ouvres pas de compte bancaire autrichien, tu ne demandes pas ton attestation de séjour, et certaines caisses te regardent de travers. Le formulaire est gratuit, se signe au guichet, et le propriétaire de ton logement doit le contresigner. Rater le délai t’expose en théorie à une amende, jusqu’à 726 € pour un manquement caractérisé. En pratique, personne ne te court après le troisième jour, mais fais-le dans ta première semaine : tout le reste en dépend.

Combien coûtent les soins, et c’est quoi un Wahlarzt ?

Presque rien chez un médecin conventionné, plus cher chez un Wahlarzt. L’Autriche fonctionne à deux vitesses : le Kassenarzt a un contrat avec l’ÖGK, la caisse maladie unique du pays depuis la fusion de 2020, et te soigne sans avance. Le Wahlarzt, lui, travaille en dehors du conventionnement.

Chez un Wahlarzt, tu paies la facture entière, puis tu demandes un remboursement à la caisse. C’est là que ça pique : la caisse te rend 80 % du tarif conventionné, pas 80 % de ce que le médecin t’a facturé, rappelle le Cleiss. Comme un Wahlarzt facture souvent bien plus que le tarif de la caisse, ton reste à charge grimpe vite. Pour un budget étudiant, vise les Kassenärzte.

Soin dans le publicÀ ta charge avec la CEAM
Généraliste conventionné (Kassenarzt)0 €
Médecin non conventionné (Wahlarzt)tu avances, remboursé 80 % du tarif caisse
Médicament sur ordonnance7,55 € par boîte (Rezeptgebühr 2026)
Urgences à l’hôpital publicpris en charge sur présentation de la CEAM

Tarifs 2026, sources ÖGK et Cleiss, fiche Autriche.

Faut-il une complémentaire en plus de ta carte européenne ?

Pour un semestre, souvent non. Ta carte européenne couvre déjà le médecin et l’hôpital public autrichien. Ce qu’elle laisse de côté, c’est le rapatriement en France, le secteur privé et les soins des dents ou des yeux. À toi de voir si ces trous méritent une assurance en plus.

Trois cas parlent d’eux-mêmes. Tu te casses une jambe au ski à Innsbruck et un retour médicalisé en France s’impose : ta carte ne paie pas le rapatriement, et la facture se compte en milliers d’euros. Un détartrage ou une paire de lunettes, c’est plein tarif pour toi. Et une consultation chez un Wahlarzt te laisse un reste à charge, on l’a vu.

Une complémentaire santé internationale comble ces trous. Des acteurs comme Chapka, Heyme ou ACS proposent des formules étudiantes qui incluent le rapatriement et une part du dentaire et de l’optique. Rien d’obligatoire pour un Erasmus couvert par ta carte, mais utile pour un long séjour ou si tu passes tes week-ends sur les pistes. Pour comparer les offres et les prix par profil, notre comparatif des assurances études à l’étranger fait le tri. Côté logement, l’assurance habitation ne passe pas par l’ÖGK : ton bail autrichien réclame souvent une Haushaltsversicherung, et beaucoup d’étudiants gardent la responsabilité civile de leur contrat français, qui les suit à l’étranger.

Long séjour ou hors Erasmus : quelle assurance choisir ?

Voilà le point que les guides français oublient. Si tu n’es pas en Erasmus, ou si tu t’installes pour un cursus complet, ta carte française finit par ne plus suffire. L’ÖGK ouvre alors une porte que peu de monde documente : l’auto-assurance étudiante volontaire, la studentische Selbstversicherung.

Le tarif est difficile à battre pour une vraie couverture locale : 78,84 € par mois en 2026, selon l’ÖGK, contre 70,72 € en 2025. Pour ce prix, tu es assuré en Autriche comme un résident, e-card comprise. Deux conditions à connaître, fixées par la loi sur l’aide aux études : tu ne dois pas dépasser la durée normale de tes études de plus de quatre semestres, un semestre de tolérance en plus, et tu ne dois pas avoir changé de filière plus de deux fois. Un plafond de revenus s’applique aussi si tu travailles à côté. C’est la solution des longs séjours et des non-Erasmus, celle que ta fac autrichienne te souffle rarement. Qui la prend, concrètement ? L’étudiant venu décrocher un diplôme autrichien complet, celui qui reste plus d’un an, ou celui dont la carte européenne expire en cours d’année. Pour un simple semestre d’échange, garde ta carte : elle ne te coûte rien. On en reparle dans notre guide de l’assurance Erasmus.

Autriche ou Allemagne : deux logiques opposées ?

Si tu hésites entre les deux voisins germanophones, sache que la mécanique n’est pas la même. En Allemagne, l’université bloque ton inscription tant qu’une caisse publique n’a pas validé ta carte européenne : il te faut une attestation de dispense, la Befreiung, avant de t’immatriculer. C’est une démarche obligatoire, détaillée dans notre page étudier en Allemagne.

En Autriche, rien de tel pour un Erasmus : ta carte te soigne directement, sans dispense à obtenir. La Selbstversicherung autrichienne, elle, est un choix, pas une obligation : tu la prends si tu veux une couverture locale pour un long séjour. Côté allemand, on se fait dispenser du régime public. Côté autrichien, on s’auto-assure seulement si besoin. Deux pays germanophones, deux réflexes opposés.

Vienne, Graz ou Innsbruck, ça change quoi ?

Sur l’assurance, rien. Que tu poses tes valises à l’Universität Wien, à Graz ou à Innsbruck, la règle est nationale : même carte européenne, même ÖGK, même Meldezettel à faire en mairie. Ce qui change, c’est le guichet où tu déposes tes papiers et le coût de la vie autour.

Vienne concentre le plus d’étudiants français et reste chère pour le logement. Graz et Innsbruck sont plus abordables, Innsbruck ayant en prime les montagnes à vingt minutes. Côté soins, tu trouves des Kassenärzte partout, et l’ÖGK a des bureaux dans chaque Land. Le seul vrai piège du pays tient en un mot : le Meldezettel. Fais-le la première semaine, et le reste s’enchaîne.

Questions fréquentes

La CEAM suffit-elle pour un Erasmus en Autriche ?

Oui. Ta carte européenne d'assurance maladie t'ouvre les soins du régime public autrichien aux mêmes conditions qu'un assuré local. Présentée chez un médecin conventionné, un Kassenarzt, elle t'évite l'avance de frais. Pas besoin d'e-card autrichienne : tu restes couvert par la France pendant ton échange.

C'est quoi l'auto-assurance étudiante de l'ÖGK ?

La studentische Selbstversicherung est une assurance volontaire proposée par l'ÖGK aux étudiants. Elle coûte 78,84 € par mois en 2026 et te couvre en Autriche comme un résident, e-card comprise. C'est la solution des longs séjours et des non-Erasmus, sous conditions de durée d'études et de revenus.

Faut-il une e-card pour étudier en Autriche ?

Non, pas pour un Erasmus. L'e-card est la carte à puce des personnes qui cotisent sur place. Couvert par la Sécu française, tu utilises ta carte européenne d'assurance maladie chez les médecins conventionnés. L'e-card ne devient utile que si tu prends l'auto-assurance de l'ÖGK ou un emploi salarié.

C'est quoi un Wahlarzt et combien il coûte ?

Un Wahlarzt est un médecin non conventionné, en dehors du contrat avec la caisse. Tu paies la facture entière, puis l'ÖGK te rembourse 80 % du tarif conventionné, pas 80 % de ta facture. Comme un Wahlarzt facture souvent plus cher, ton reste à charge grimpe. Pour un budget étudiant, vise les Kassenärzte.

Le Meldezettel est-il obligatoire pour un étudiant ?

Oui. Tu dois déclarer ton adresse au Meldeamt dans les 3 jours suivant ton emménagement, précise oesterreich.gv.at. Ce papier gratuit conditionne l'ouverture d'un compte bancaire et ta demande de titre de séjour. Rater le délai t'expose en théorie à une amende. Fais-le dans ta première semaine.

Sources

  1. ÖGK, Selbstversicherung für Studierende (auto-assurance étudiante)
  2. ÖGK, Wahlärztinnen und Wahlärzte (médecins non conventionnés)
  3. OeAD, Insurance for students from the EU/EEA/Switzerland
  4. oesterreich.gv.at, déclaration de domicile (An- und Abmeldung)
  5. Cleiss, soins de santé en Autriche (fiche pays)

À lire ensuite

Chapka Cap Student : notre avis (2026)

Frais médicaux illimités sans franchise, RC 4 M€, dès 28 €/mois : notre avis 2026 sur Cap Student, l'assurance études

Mis à jour le